La PAM ANDRÉ BÉATRICE CESSI et le Pdt du Sénat Patrice Talon
Une nouvelle page de l’histoire politique du Bénin s’écrit avec Patrice Talon depuis le jeudi 6 août 2026.
L’ancien chef de l’État béninois est élu président du Sénat première mandature. Une élection que salue la première adjointe au maire de pehunco Madame André Béatrice Cessi.
Cette capacité des béninois à parler d’une »seule voix » est un bon départ pour le président Wadagni a-t-elle déclaré. Deux événements majeurs ont eu lieu les 1er et 6 août 2026. Le choix est porté sur Patrice Talon pour diriger la nouvelle institution.
L’élection du chantre de la rupture montre la confiance que les vénérables sénateurs ont placée en ce grand homme d’État. C’est la conviction de la première Adjointe au Maire de pehunco. « On a déjà vu le développeur, Patrice Talon, président du Bénin, à l’œuvre. C’est un visionnaire qui sait ce qu’il faut pour le développement à long terme du Bénin »
Pendant les cinq prochaines années donc, celui qui est surnommé le »Réformateur » va conduire les destinées de la toute première mandature de la chambre haute du parlement. A en croire l’élue municipale du parti Union Progressiste Le Renouveau, basée à Pehunco
« Son excellence Patrice Talon va apporter son leadership et son charisme » pour la nouvelle institution confirme madame André Béatrice Cessi. Les Béninois peuvent donc se sentir fiers du choix optimal à la tête du Sénat a-t-elle conclu
Mme André Béatrice Cessi, PAM pehunco et le Pdt Talon
Une nouvelle page de l’histoire politique du Bénin s’écrit avec Patrice Talon depuis le jeudi 6 août 2026.
L’ancien chef de l’État béninois est élu président du Sénat première mandature. Une élection que salue la première adjointe au maire de pehunco Madame André Béatrice Cessi.
Cette capacité des béninois à parler d’une »seule voix » est un bon départ pour le président Wadagni a-t-elle déclaré. Deux événements majeurs ont eu lieu les 1er et 6 août 2026. Le choix est porté sur Patrice Talon pour diriger la nouvelle institution. L’élection du chantre de la rupture montre la confiance que les vénérables sénateurs ont placée en ce grand homme d’État. C’est la conviction de la première Adjointe au Maire de pehunco. « On a déjà vu le développeur, Patrice Talon, président du Bénin, à l’œuvre. C’est un visionnaire qui sait ce qu’il faut pour le développement à long terme du Bénin »
Pendant les cinq prochaines années donc, celui qui est surnommé le »Réformateur » va conduire les destinées de la toute première mandature de la chambre haute du parlement. A en croire l’élue municipale du parti Union Progressiste Le Renouveau, basée à Pehunco. « Son excellence Patrice Talon va apporter son leadership et son charisme » pour la nouvelle institution confirme madame André Béatrice Cessi. Les Béninois peuvent donc se sentir fiers du choix optimal à la tête du Sénat.
66 ème Anniversaire du Bénin à la souveraineté Nationale et Internationale: l’He Emilie Tibouté Sama lance un message fort.
Le Bénin a célébré samedi dernier, son 66ème Anniversaire à la souveraineté Nationale et Internationale. Une célébration très appréciée des béninois après le défilé militaire et paramilitaire, sous le regard bienveillant du tout nouveau Président de la République du Bénin, son Excellence Romuald Wadagni, les citoyens béninois se sont prononcés au micro des journalistes. En somme, grande a été la satisfaction des populations témoins de cet événement. Pour l’élue de la quatrième Circonscription Electorale, L’Honorable Émilie Tibouté Sama, c’est une satisfaction totale au regard des tableaux présentés. Elle affirme que c’est une cérémonie emprunte de solennité et d’humilité. Partant du thème du défilé : Forces de Défense et de sécurité, en marche vers la prospérité, elle saisit l’occasion pour inviter le peuple Béninois à œuvrer pour la paix et le développement où qu’il soit afin qu’on puisse écrire la belle épopée de développement économique social et culturel du Bénin. Certes nous célébrons 66 ans d’indépendance politique, alors il serait important qu’on parle de souveraineté économique et culturelle, ce qui passe par la consommation que ce que nous produisons et la production de ce que nous consommons » a-t-elle conclu.
Me Tagnon Brice ZINZINDOHOUE séduit par la dynamique en marche au Bénin
Après la cérémonie officielle d’installation des membres du sénat au Palais des gouverneurs le jeudi 30 Juillet 2026, Me Tagnon Brice ZINZINDOHOUE a donné ses impressions au micro des journalistes.
Le spécialiste du droit, fils biologique du Sénateur Abraham ZINZINDOHOUE dit ouvertement ses sentiments de Grâce et de Gratitude. Il estime que c’est de la responsabilité au regard de cet événement historique pour le Bénin. Alors pour lui, ce sont des vénérables de la République du Bénin qui sont installés. Il leur incombe une très grande responsabilité, car le peuple Béninois attend beaucoup d’eux. Non seulement du nouveau Chef de l’état Béninois à travers des nouvelles réformes, mais aussi et surtout des ses nouveaux sénateurs. Pour Me Tagnon Brice ZINZINDOHOUE, le Bénin a besoin des Sages pour pacifier la nation, et c’est à ce titre que le choix a été porté sur eux pour jouer ce rôle salvateur a-t-il déclaré à la presse. Pour lui, c’est un sentiment de fierté et de responsabilité qui l’anime vis-à-vis tous nouveaux des sénateurs. Il rassure l’ensemble des béninois et affirme qu’il y a de l’espoir. Les exhorte à rester mobilisés autour des idéaux de développement car les querelles inutiles m’arrangeraient personne, elles feront reculer notre pays et nous n’avons plus intérêt à reculer car beaucoup de pays nous envient. Le chemin de développement est tracé et nous devons nous donner la main pour avancer a conclu Maître Tagnon Brice ZINZINDOHOUE.
SOUTENANCE DE THÈSE À L’UADC : DESTIN MICKAËL KOKO ACCÈDE AU GRADE DE DOCTEUR
L’Université africaine de développement coopératif (UADC) a abrité le samedi 25 juillet 2026 la soutenance de thèse de M. Destin Mickaël OKOKO.
Devant un jury international présidé par le Prof. KOUNETSRON Yao Messah, venu du Togo, le candidat a soutenu avec brio ses travaux de recherche durant 2h30 minutes.
Intitulée « Analyse du système de protection sociale au Congo-Brazzaville », la thèse a été dirigée par le Prof. SANGUE FOTSO Robert, Professeur titulaire et Agrégé en sciences de gestion à l’Université Yaoundé 2.
Au terme de sa présentation, M. OKOKO a obtenu la mention Très Honorable avec Félicitations du Jury. Le jury a particulièrement salué la rigueur de l’approche méthodologique et la qualité de la revue de littérature, tout en formulant des recommandations pour l’amélioration du document.
Dans son entretien avec la presse, le nouveau Docteur a souligné les manquements du système de protection sociale congolais et l’urgence pour l’État de jouer son rôle de premier acteur afin d’améliorer les conditions de vie des populations.
« Vous savez que la protection sociale est un concept très développé en Europe. En Afrique, c’est un concept très peu connu. Après analyse, nous avons constaté quelques défaillances au niveau du système de protection sociale au Congo-Brazzaville. Cela nous a poussés à mener une réflexion sur les difficultés que présente ce système. Il fallait réfléchir pour apporter des solutions. Cette recherche nous a permis d’apporter une contribution à la protection sociale dans notre pays.
En termes de recherche, les difficultés sont énormes. Il y a notamment la difficulté d’accès aux données. Le Congo-Brazzaville dispose de caisses dédiées à la protection sociale. Pourquoi ce problème se pose-t-il ? Il fallait se rapprocher de ces caisses pour comprendre, avant de pouvoir mener l’analyse. Ça n’a pas été facile, mais il a fallu persévérer pendant plusieurs mois pour obtenir ces éléments. Dieu merci, nous avons pu les obtenir et le travail a été produit. L’État congolais peut compter sur cet apport que nous offrons pour améliorer le système de protection sociale.
L’amélioration des conditions de vie des Congolais passe par la protection sociale. Pour que les conditions de vie s’améliorent, il y a des acteurs. Et comme je l’ai dit tantôt, le premier acteur, c’est l’État. Dès que l’État s’implique en tant que premier acteur parmi les parties prenantes, d’autres personnes vont suivre afin que ce système s’améliore dans notre pays.
Ce que nous retenons, c’est que les difficultés au niveau des caisses sont bien réelles. Nos recherches ont apporté des éléments pour pouvoir les combler. Nous appelons l’État, en tant que premier acteur, à nous accompagner pour mettre en place ces mesures visant à améliorer le système de protection sociale dans notre pays. »
La deuxième journée de formation a démarré à 9h 30 par la présentation des participants, suivie de mots de bienvenue de la présidente de l’ABH. En suite s’en est suivi les mots de bienvenue et la présentation du formateur du jour qui est le Dr CHEICK T. NIANG Directeur Régional Afrique Francophone FMH. Après l’ouverture, le formateur de la séance a présenté le thème du jour : « «LES STRATEGIES DE SENSIBILISATION, D’IDENTIFICATION ET DE DIAGNOSTIC DES PATIENTS AVEC TROUBLES DE LA COAGULATION»
Présentation du thème et objectifs: Ici, Le formateur a rappelé que la sensibilisation constitue une étape fondamentale pour faire comprendre aux populations que les maladies liées aux troubles de la coagulation existent, qu’elles peuvent être diagnostiquées et qu’elles nécessitent une orientation adaptée. Et pour faire comprendre aux participants les outils nécessaires à avoir pour atteindre les objectifs fixés, il faut : -SENSIBILISER : faire connaître les troubles de la coagulation et encourager les comportements favorables au dépistage.
-IDENTIFIER : repérer les patients potentiels, suivre les cas et améliorer la disponibilité des données.
DIAGNOSTIQUER : orienter vers les tests appropriés et confirmer les cas afin de faciliter la prise en charge.
Rappelons que les travaux ont été conduits de manière progressive, à travers des explications, des échanges et des exercices pratiques. Les participants ont été invités à comprendre non seulement les notions théoriques, mais aussi leur utilité dans les actions de terrain.
Plus loin, une incision est faite au niveau des Stratégies de sensibilisation présentées
La sensibilisation a été présentée comme un levier essentiel pour informer la population, réduire la méconnaissance des maladies liées aux troubles de la coagulation et encourager les personnes concernées à rechercher une orientation médicale. Les différents canaux recommandés pour la sensibilisation sont les médias traditionnels et audiovisuels, les conférences publiques et événements communautaires, réseaux sociaux et applications numériques, sites internet et supports de communication réguliers.
Parlant d’Identification des patients, il faut souligner que Cette étape est indispensable pour disposer d’une meilleure visibilité sur les personnes concernées par les troubles de la coagulation. Elle permet d’estimer les besoins, de suivre les cas et de mieux organiser les réponses sanitaires et associatives. Noublions que: Certaines notions techniques nous ont été montrées à savoir :
-la prévalence attendue (PA) qui est la population totale x1/10 000. Elle permet d’estimer le nombre de patients hémophiles attendus au sein d’une population. L’autre notion est:
le taux d’identification (TI): qui est le nombre de patients identifiés /Prévalence Attendue x 100. Celle-ci permet d’évaluer l’efficacité des actions de dépistage, de diagnostic et de sensibilisation.
A propos du Diagnostic des troubles de la coagulation, il urge de notifier que le diagnostic, le formateur a rappelé que l’hémophilie n’est pas la seule maladie liée aux troubles de la coagulation. D’autres maladies, comme la maladie de VON WILLEBRAND, existent également, mais restent encore insuffisamment connues et faiblement diagnostiquées dans plusieurs contextes. Le diagnostic permet de confirmer les cas, d’orienter les patients vers les tests adaptés et de proposer une prise en charge plus pertinente. Il doit donc être renforcé par la sensibilisation, le dépistage et la formation continue. Pointant du bout des doigts cees Cas pratiques, simulations et échanges, lumière a été faite sur les zones d’ombres
La séance a également été marquée par des cas pratiques et plusieurs simulations. Ces activités ont permis à nous participants de mieux comprendre comment repérer les situations évocatrices de troubles de la coagulation, comment orienter les personnes concernées et comment expliquer les notions de base aux communautés. Rappelons qu’après les cas pratiques, les simulations et échanges, des questions-réponses sont intervenus pour clarifier les incompréhensions et consolider les acquis Conclusions
En somme, la deuxième journée de formation a permis aux participants de consolider leurs connaissances sur les stratégies de sensibilisation, d’identification et de diagnostic des patients présentant des troubles de la coagulation. Elle a mis en évidence l’importance d’une communication régulière, d’une identification structurée et d’un diagnostic renforcé pour améliorer la prise en charge des patients. Les échanges, les cas pratiques et les simulations ont favorisé une meilleure compréhension des enjeux et des actions à mener sur le terrain.
Pour parfaire toutes ces notions enseignées, des exercices et pistes de réflexion ont été élaborés pour la mise en application. C’est d’ailleurs l’objet de la journée du 27 Juin qu’est la dernière journée de ces travaux d’atelier de l’ABH. Ici, nous pouvons affirmer:
qu’en résumé, Cinq présentations ont marqué les esprits à savoir: deux stimulations et trois présentations.
Dans un premier temps, ce fut celle assurée par Ariane et portant sur Le Thème : La communication à travers les réseaux sociaux
Il ressort de cette communication que:
Pour capter l’attention d’un large public sur les réseaux sociaux et lui faire connaître la maladie, il est essentiel de produire des contenus vidéo. Dans ce cadre, le réseau social TikTok a été mis en relief. C’est aujourd’hui la plateforme la plus utilisée, toutes tranches d’âge confondues. Son format court, viral et engageant permet une diffusion rapide de l’information et une forte interaction avec les utilisateurs.
S’agissant de la deuxième présentation, laquelle est assurée par Élie
Elle portait sur le thème : La Rédaction d’un article de journal pour capter l’attention du public
Ici, on remarque que la précision et concision s’avèrent nécessaires pour plus d’impacts. Alors cinq questions fondamentales se dégagent de la rédaction du article de presse. Quoi, Qui, Quand, Où et Comment?
C’est la réponse à ces interrogations qui apportent de précisions sur le travail abattu. Dans la nomenclature, on retient que des parties sont indispensables: Le sur titre qui renvoie au domaine concerné, le Titre qui justifie ce qui est fait dans le domaine, le Titre qui aborde une information pointue sur ce qui sera développé.
Le sous titre est également une forme d’annonce des informations en vue.
Le Chapeau: C’est un Résumé de tout ce qui sera détaillé dans l’article de presse. A ce niveau, on a déjà les réponses de ces cinq questions contenues dans le l’article de journal.
Ensuite, on a
La signature qui donne une authenticité au travail
Ainsi vient
Le Corps de l’article
Une partie où on procède au développement des idées en répondant aux cinq questions fondamentales. Entre les idées on doit avoir des photos pour illustrer le travail.
Pour finir, on a
La Chute
Une partie qui représente la conclusion du travail et qui suscite d’autres interrogations
Abordant la troisième présentation (Une stimulation) assurée par Archimède
Elle porte sur le Thème :
La communication à travers la radio
Afin de faire passer l’information dans les sous-régions du pays, une stratégie de communication par la radio a été mise en place. Une séance d’expérimentation a été réalisée pour valider l’idée et immerger les populations concernées dans le contexte de la campagne.
Stratégie utilisée lors de l’expérience radio : Définition de la maladie : Expliquer clairement de quoi il s’agit.
Causes: Présenter les facteurs et origines de la maladie. La prévalence : Donner les chiffres pour montrer l’ampleur du problème.
Quatrième Présentation
Présentation : Armand
Thème : Stratégie de sensibilisation
Les stratégies de sensibilisation retenues sont les suivantes : Préparation du terrain : Informer à l’avance les communautés cibles de la venue de l’équipe. Identification : Recenser les personnes malades et les cas suspects. Préparation : Mettre en place les outils et supports nécessaires à la sensibilisation.
Il est également souligné l’importance d’obtenir l’accord des familles concernées. L’objectif est de leur expliquer la maladie, ses symptômes, afin de faciliter la recherche de cas suspects et de remonter l’arbre généalogique sur 3 générations si nécessaire.
Cinquième Présentation
Ici elle est pressée par Madame Vignon et porte sur le
Thème : Activités de plaidoyer
Dans le cadre des actions de plaidoyer, une stimulation a été organisée. Il s’agit d’une visite officielle rendue au Ministre de la Santé.
L’objectif de cette rencontre était d’exposer la situation sanitaire, de défendre le projet et d’obtenir un financement ainsi que l’appui du gouvernement pour la mise en œuvre des activités.
Retenons toutes ces présentations permettront à coup sûr d’impacter les communautés. Elles sont donc toutes utiles dans le sens de la stratégie de sensibilisation d’identification et de diagnostic de patients avec des troubles de la coagulation. L’ABH devra alors s’y attacher pour l’atteinte de ses objectifs à court, à moyen et à long terme.
Rappelons que toutes ces présentations se sont passées sous la houlette de Dr cheikh Niang qui apportait à chaque fois sa touche particulière.
La journée a été clôturée par une photo de famille avec tous les participants suivie de la remise des attestations à tous les participants.
Soucieux de l’évolution et de la bonne santé de l’ABH, des réflexions ont été menées et des propositions faites pour sa bonne marche. Cette étape déjà franchie il ressort que c’est dans une ambiance chaleureuse, tous les participants ont pris le chemin du retour avec les regards tournés vers d’autres chantiers pour plus d’impacts au sein de la communauté.
L’ASSOCIATION BÉNINOISE DES EMOPHILES EN ATELIER DE FORMATION
Quand l’arbre généalogique inspire l’équipe médicale et les points focaux
l’ABH et la Novo Nordisk Hémoglobinopathie Fondation outillent points focaux et professionnels de la santé
L’association Béninoise des Hémophiles a initié aux chants d’oiseaux de Cotonou du 25 au 25 Juin 2026, un atelier de formation ; Une occasion pour renforcer la capacité de chaîne œuvre dans l’atteinte des objectifs qu’elle s’est fixés. A la première journée, les réflexions étaient axées sur l’arbre généalogique.
Le Jeudi 25 juin 2026, l’Association Béninoise des Hémophiles (ABH) en partenariat avec la Novo Nordisk Hemoglobinopathie Fondation (NNHF) a organisé une formation sur l’arbre généalogique au Chant d’oiseaux de Cotonou. Cette session visait à améliorer le dépistage précoce et le conseil génétique face à l’hémophilie, cette maladie héréditaire liée au chromosome X. Soulignons à cette séance, Dr Bienvenu HOUSSOU, hématologue de formation, a assuré l’animation pédagogique de la journée. On pouvait retrouver ici, le bureau de l’ABH, un représentant du Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles(PNLMNT) et des points focaux régionaux. cette formation a débuté par un rappel théorique sur la transmission génétique de l’hémophilie. Les échanges ont permis de clarifier le risque de 50 % pour une mère conductrice de transmettre la maladie et la transmission obligatoire du gène par un père hémophile à ses filles.
Plus loin, le mécanisme a été orienté vers l’apprentissage des symboles internationaux du pédigrée a constitué le deuxième module. De L’analyse de familles sans antécédents a permis d’aborder les nouvelles mutations (hémophilie novo). Avec cet atelier, les points focaux régionaux se sentent désormais bien outillés et capables de réaliser des enquêtes préliminaires avant l’orientation vers les centres de traitement. Ils se sont donc engagés à organiser des mini-sensibilisations auprès des familles pour expliquer visuellement la transmission. La formation a donc atteint ses objectifs en dotant les acteurs d’outils concrets et d’une méthode commune. À terme, cette démarche permettra une cartographie plus précise de l’hémophilie au Bénin et une meilleure prise en charge des patients et des conductrices.
Alors pour marquer cet atelier d’un sceau spécial, c’est la remise d’attestation à tous les participants qui a sanctionné les évènements. Un parchemin qui relance chaque participant et lui donne le motif déclencheur pour l’atteinte des objectifs envisagés par l’Association Béninoise des Hémophiles. Cette étape franchie, les regards sont déjà tournés vers d’autres horizons avec plus d’engagement.
ÉDITION 2026 DE LA JOURNÉE MONDIALE DE L’HÉMOPHILIE
Droite dans ses bottes, l’ABH poursuit son combat pour une meilleure prise en charge des patients
L’antenne régionale de Parakou commémore la JMH
La date du 17 Avril reste une date capitale pour tous les acteurs engagés dans le combat de la sensibilisation, d’identification et de la prise en charge des patients des troubles de la coagulation.
C’est d’ailleurs le moment de rendre un hommage mérité à l’Association Béninois des Hémophiles qui abat un travail remarquable pour une meilleure prise en charge des patients Hémophiles malgré ses moyens. Madame Chimène Vignon Odjo et ses pairs marquent d’un emprunt indélébile les populations.
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En ce jour important, les Béninois devraient témoigner leur fierté à l’Association Béninoise des Hémophiles (l’ABH). Ce creuset qui ne ménage aucun effort pour aller à la sensibilisation puis identifier les potentiels patients des troubles de la coagulation, afin de les inviter à un diagnostic. Elle met des bouchées doubles pour une meilleure prise en charge des patients. Alors en ce jour spécial du 17 Avril décrété pour parler de ce tueur silencieux, il faut reconnaître les efforts déployés par Madame Chimène Vignon Odjo et ses pairs.
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De commun accord avec les professionnels de la santé, ils vont à la rencontre des populations pour leur apporter l’information. Les membres de cette Association capitalisent leur énergie pour impacter les Béninois, même dans les milieux les plus reculés du Bénin. Du Nord au Sud, et de l’Est à l’Ouest, ils marquent positivement les populations. Grâce à leurs partenaires, ils posent des actions concrètes. Alors au regard des ces actions salvatrices que fait l’ABH, il faut signaler que les gouvernants doivent mieux s’impliquer dans ce combat que mène l’ABH, même si possible classer les troubles de la coagulation parmi les maladies chroniques afin toues Béninois soient mieux informés à propos.
Rappelons que vous le compte de cette édition 2026, l’antenne régionale de l’ABH à Parakou a marqué l’événement à travers un atelier. Et ce fut une occasion pour les membres de l’association de se rapprocher encore de leurs objectifs. Cet atelier a été d’une importance capitale car beaucoup de participants ont vu satisfaites leur préoccupation et leurs inquiétudes vis-à-vis de cette maladie.
Une des photos de l’activité de l’antenne régionale de Parakou
Pour le compte de cette année 2026, qui a pour thème : « Diagnostiquer: Première étape du soin », nous pensons que c’est très instructif car cela doit se traduire dans la politique de chaque pays, et c’est à se prix que les impacts seront encore plus grands au sein de la population.
Distinction honorifique à la Première Adjointe de pehunco: Le PAEG, célèbre une grande dame de proximité
Aujourd’hui, la bravoure de l’actuelle Première Adjointe au Maire de OUASSA PEHUNCO, dame André Béatrice Cesssi n’est plus à démontrer. Toujours engagée pour la cause des populations, elle donne de tout son poids pour leur mieux-être. Des personnes du troisième âge aux enfants en passant par les jeunes sans occulter les couches vulnérables, son engagement n’est plus à prouver. C’est au regard de cette détermination que le Programme à l’Egalité-Genre (PAEG) a jugé utile de lui rendre un hommage mérité.
En effet, le PAEG est un creuset qui s’investit dans la promotion du genre, l’assistance et l’accompagnement des femmes après accouchement. Celles-là qui de problème fissure obstétricale, de même que leur accompagnatrice. Elle se bat pour les insérer dans la vie active. Dans le combat pour le leadership féminin, et l’autonomisation de la Femme, cette organisation œuvre activement tout en embrassant d’autres secteurs.
A la suite de cette distinction honorifique, Madame André Béatrice Cesssi, est très reconnaissante exprime toute sa gratitude
Elle apprécie à juste valeur, la stratégie utilisée par PAEG pour dénicher et distinguer les lauréats. Elle déclare: C’est une distinction qui vient relancer madame André Béatrice Cesssi que je suis à se donner davantage aux populations. C’est un déclic pour de nouveaux efforts de développement et la célébration de l’excellence, aussi et surtout dans l’enracinement de la paix et la cohésion sociale ».
Elle rassure de mieux servir les populations afin que les impacts soient plus perceptibles. La lauréate garantit d’être un porte-flambeau de toutes les femmes de sa commune, de son département et de son pays, Car nous sommes de véritables vecteurs d’informations.
Ogbodo et Ègbin : Calendrier sacré des danses de Guèlèdè de Pobè.
Ogbodo et Ègbin rythment, depuis des siècles, la vie rituelle de Pobè. Grandes et petites fêtes de l’igname, elles structurent le calendrier sacré au cours duquel se déploie l’extraordinaire univers des danses et masques Guèlèdè. De la profondeur nocturne d’Oro-Ifè aux chorégraphies éclatantes d’Oro- Osan, chaque manifestation révèle une étape essentielle du dialogue entre les ancêtres, les divinités et la communauté. À travers ces moments codifiés, Pobè perpétue un héritage esthétique, spirituel et social qui demeure l’un des trésors majeurs du patrimoine nago-yoruba.
1. Grande fête traditionnelle de l’igname : Odoun-Ogbodo ou Ilaman
La fête traditionnelle incontournable à Pobè est la fête de mise en consommation de la nouvelle igname. Placée sous le haut patronage du roi, cette fête est double. Il y a la fête odoun ogbodo, ou « grande fête de l’igname », et la fête odoun égbin, ou « petite fête de l’igname ». Chaque année, la grande fête se déroule à la fin de la grande saison des pluies qui couvre la période d’avril-juin à juillet, tandis que la petite fête marque la fin de la petite saison des pluies ou saison sèche, qui a cours de septembre à octobre. Ilaman est le rituel au cours duquel est célébrée l’unique cérémonie nocturne consacrée annuellement à la mise en consommation publique de la nouvelle igname, par les officiants et grands dignitaires du culte d’Ohoundo. Il a lieu dans la forêt sacrée Opo, le lieu consacré aux cérémonies et aux offrandes à Ohoundo-Oranyan. La danse des masques sacrés guèlèdè, de nuit (oro-ifè) et de jour (oro-osan), celle des génies de la forêt, ainsi que celle des Orisa-men (Olorisan), constitue une séquence et un important maillon des festivités et du rituel de la fête d’Ilaman.
À Igbo-Onan, les artisans rivalisent d’ardeur pour la fabrication des masques guèlèdè, leurs peintures et leurs accoutrements. Toute personne qui se serait rendue coupable d’avoir goûté à la nouvelle game avant son offrande à Ohoundo, premier consommateur avéré, serait frappée de malédiction et de mort.
En effet, la grande fête met en relief l’igname qui doit d’abord être offerte aux génies.
À l’occasion de la grande fête d’Ogbodo, la danse de guèlèdè nocturne est pratiquée à Ohoundo et suivie immédiatement par la danse des Olorisha. Le deuxième jour, les activités prennent fin par le rituel d’ajé, caractérisé par la danse Ajé exécutée par les Ayawo et les Agbalè, en transe, sous la direction de Iyalajé, (la femme qui a rang de ministre de l’Économie).
« Le deuxième jour de leur sortie »: les petits masques de jour (les agou-chichin) mettent fin aux cérémonies par leur danse appelée adabo. En cette circonstance solennelle, s’il est constaté que l’igname à offrir en rituel à la divinité n’est pas encore parvenue à maturation pour être consommée dans un repas de communion, l’animal immolé en offrande doit attendre jusqu’au lendemain avant d’être préparé et mangé. Cela s’appelle « Ogbodo apa-fou-oun-nin », qui signifie « tuer et laisser séjourner ». Dans ce cas, certaines manifestations sont d’office recommandées. Parmi celles-ci, il y a la danse d’oro-ifè qui doit impérativement se tenir le dix- huitième jour de l’offrande. À l’inverse, si l’igname est prête à être consommée, on pratique « Ogbodo, akpa-gbé » : Akpa-gbé signifie « aussitôt tué, aussitôt enlevé ». Dans ce cas, au contraire de Akpa-fou-oun-nin, l’animal immolé est aussitôt préparé et servi à l’autel d’Oranyan et aux dignitaires, conformément aux coutumes. Il en est de même pour l’igname, puisque son degré de maturité ne fait plus l’objet d’aucun doute.
À cet effet, des rituels spécifiques de renforcement spirituel s’imposent : Oro-ifé, c’est-à-dire le « guèlèdè de nuit », célèbre sa danse obligatoirement le neuvième jour d’Ilaman.
2. Petite fête de l’igname : odoun ègbin
Odoun-égbin, la petite fête de l’igname, a lieu vers la fin de la saison sèche. C’est la fête des ignames de second ordre, c’est-à-dire les ignames blanches du genre obalè, et les ignames jaunes, du type alakisa et ésouroun, qui ne viennent à maturité qu’en saison sèche. Le déroulement de cette cérémonie contient plusieurs phases :
le démarrage des rituels de la fête d’ègbin, « petit Ilaman » ;
la danse d’Oro-Ifè, se déroule le neuvième ou le dix-huitième jour du petit Ilaman, en stricte conformité avec les prescriptions du médium de Oranyan;
le vingtième jour est consacré à la danse des guèlèdè de jour ;
le vingt-et-unième jour, les masques adolescents de jour, Agouchin fournissent leur prestation sur la même place publique. Cette manifestation met fin à la petite fête de l’igname. En dehors des fêtes de l’igname, les Guèlèdè diurnes se déploient également lors de rencontres majeures ou de la visite d’hôtes de marque. Ils constituent alors le plus prestigieux hommage que Pobè puisse offrir, un spectacle d’honneur et de reconnaissance réservé aux invités/visiteurs les plus distingués.
3. Rituels des masques guèlèdè
Les manifestations de guèlèdè, qu’elles se déroulent de nuit dans la solennité des rituels sacrés ou de jour dans l’éclat des danses acrobatiques, suivent une succession d’étapes codifiées qui révèlent la profondeur spirituelle et esthétique de cette tradition à Pobè.
3.1. Manifestations du guèlèdè de nuit: Il convient de préciser que la sortie de guèlèdè de nuit est précédée d’une série de rituels qui se déroulent autour de l’arbre fétiche de la place publique, devant le Palais royal. Posés sous l’arbre fétiche séculaire. Aba-Ita: (le ficus de la place publique, l’arbre de la renaissance du royaume de Pobè), trois tambours igna-ilou, ako-ilou et omélé agrémentent la fête. Leur emplacement est un véritable centre de gravité, autour duquel les rituels, les danses et les chansons s’exécutent toute la nuit durant, jusqu’au petit matin.
3.1.1. Premiers rituels: Irégou, Ikédé, Iya-nla (orisa-nla)
Irégou: un groupe d’initiés, hommes et femmes, font trois fois le tour de l’arbre fétiche Aba en entonnant et reprenant en chœur des chansons mystiques, rythmées au son des tam-tams sacrés : igna-ilou (grand tam-tam), omon-ilou (petit tam-tam), omélé (tam-tam rythmique).
Ikédé: le dignitaire Iwolé, maître de cette cérémonie, fait pousser par la foule un cri particulier. La divinité Iya-nla ou orisa-nla apparaît alors, sous la forme d’un cylindre de trois à six mètres de diamètre, sur une hauteur d’environ deux mètres cinquante. Iya-nla est toute couverte de pagne blanc. Elle fait trois fois le tour de l’arbre de la renaissance, accompagnée de la chanson « Orisa nla é, é éru é, éru koméré, Orisa nla é, é Iya-éru koméré, Olodé-ounpadé, Iya iwa ounpadé, gboro pèrè », chanson dont le sens évoque « le grand Orisa, l’esclave qui refuse l’apaisement, et le maître de l’espace qui circule en visite de courtoisie et de prospection».
3.1.2. Deuxièmes rituels: Efa, Agbagba, Igbénan (le flambeau). Efa: c’est un ensemble de chants qui invitent Igbénan (le flambeau) à faire son apparition sur la place publique. Igbénan: de la place publique, on voit alors apparaître au loin, à une hauteur moyenne de trois mètres, un lobe de flamme qui arbore, en pendentif, un rideau de rameaux de palme. Il est entouré d’une foule d’hommes qui chantent en chœur : « Isaréo é aréwa, à ko yèyè adé é, Icharéo é aréwa, égbè ako yèyè lawa adé é ». Igbénan: est une danse qui se fait en présence et autour du flambeau : c’est la seule lumière autorisée cette nuit-là. Toute autre lueur d’origine humaine serait sévèrement réprimée. Son apparition est parfois précédée d’une petite chanson, appelée orin-onan, chanson de route. Cette danse vient comme substitution à un ancien rituel, appelé Agbagba. Ce fut, en son temps, un jeu de marionnettes d’animaux mystiquement chargés, faites de raphia, qui se déplaçaient sur un fil de coton. Le feu provient de trois branches d’arbres fourchues au sommet, auxquelles on attache un pot en argile préalablement ceinturé de rameaux de palme et rempli intérieurement de brindilles de bois Ata (fagara), sur lesquelles on verse du pétrole ou de l’huile rouge, que l’on enflamme. Les trois flambeaux ainsi constitués sont appelés Igbénan.
3.1.3. Troisièmes rituels:Ipé-guèlèdè (Oro-Orou). Ces rituels correspondent à l’arrivée sur scène du guèlèdè de nuit. La parution du guèlèdè sur la place publique est caractérisée par une chanson spécifique, reprise en chœur. Ce chant est fait de plusieurs refrains qui se succèdent. « Epééé fawao, a founpé kopé ; gbogbo icharé to toun tossi, épé (la devise du chroniqueur) fawa », soit : « Appelle- nous, que le trompettiste nous appelle, que les spectateurs de la droite et de la gauche nous appellent « le chroniqueur » x » (x est le nom panégyrique, la devise, de ce guèlèdè ». Par exemple : x = Alasehan = celui qui abuse ; ou bien Aja osu = l’étoile ; ou encore Olokogan ou Olokosè, qui sont deux noms d’oiseaux. À son arrivée sur la place publique, le guèlèdè s’assied devant la case abritant la tombe du roi Doudou- Ala, lieu des bienfaits ancestraux et loge des notables durant la nuit rituelle. C’est là qu’il entonne ses chants, tourné vers l’Est, l’Ouest et autour de l’arbre fétiche, afin que tous puissent le voir et l’entendre. Avant cela, Alukoso lui adresse le salut rituel : frappant deux fruits secs de koso, il invoque Ohoundo, Akpaké, les Orishas Ashé et les 256 Orisa du panthéon nago, implorant bénédiction, abondance et protection pour Pobè et le Bénin. Par ces pouvoirs, il accueille le griot et souhaite que sa danse apporte prospérité et santé à la communauté. Il invite alors Oro-Orou, le « chroniqueur de nuit », à prendre la parole. Celui-ci se lève, lève ses deux queues de cheval vers le ciel et pousse trois cris perçants, hooo ! hooo ! hooo ! pour rassurer le public et affirmer sa présence. Cette clameur rituelle est reprise avec ferveur par la chorale populaire, dont le chef lance le slogan « éfa-ïsan, éfa-ïsan, éfa-ïsan », auquel toute l’assemblée répond d’une seule voix: « hooo ». Le chroniqueur enchaîne ensuite, à l’image d’Alukoso, par des invocations aux dieux de la cité, sollicitant leur générosité pour assurer une bonne saison, une moisson féconde et pour que sa danse apporte santé, abondance et prospérité à Pobè et au Bénin.
Toujours accompagné de deux ou trois acolytes qui l’aident à rappeler les chants, il introduit chaque morceau par une brève explication, souvent teintée d’humour, mettant en lumière les aspects sensibles, critiques ou satiriques de ses messages. Ceux-ci prennent la forme de vers philosophiques, éducatifs ou moralisateurs, fidèles à la tradition lyrique du guèlèdè. Dès son arrivée, au petit matin, le chroniqueur récitera neuf types de chansons, intitulées : Ijiba, Itéjiba, Adagbé, Iworo, Ilaro, Ibéré (ou achouré ou adagbé), èfa (1 et 2), Iwouré et Iwolè (ou Gila-a-aro)
3.2.Manifestations des guèlèdè de jour.
Les masques de jour Oro-osan, portés directement sur le visage, réduisent considérablement le champ visuel du danseur, qui ne perçoit le monde qu’à travers les deux orifices ménagés au niveau des yeux. Cette contrainte explique la présence indispensable d’un acolyte-guide, qui le tient par la main et assure chacun de ses déplacements. Lors des moments de danse, cet accompagnateur demeure constamment à ses côtés, veillant à éviter tout heurt, faux pas ou chute
D’une grande beauté plastique, les masques Oro-osan offrent un spectacle saisissant, tissé d’enchaînements rythmés, d’élans maîtrisés et d’une gestuelle à la fois sobre et expressive. Leur chorégraphie, éclatante de couleurs et d’harmonie, unit le corps et l’esprit dans un mouvement continu qui captive, surprend et émerveille quiconque y assiste. Les séquences des Guèlèdè de jour. Au lendemain de la danse nocturne, durant la fin de la période de petite saison des pluies (odoun ègbin), se tiennent les Guèlèdès de jour, Oro-osan, réputés pour leurs danses acrobatiques. Deux types de masques y participent: mâles et femelles, ces derniers reconnaissables à leurs attributs et à leur calebasse fessière. Fidèles à la tradition, ils dansent toujours en paires de quatre, huit ou seize, conformément à l’ordre binaire de Ifa. La cérémonie s’ouvre avec Ibaïso, danseur masqué chargé de présenter plusieurs tableaux depuis Asè jusqu’au centre de la place publique, avant de conclure près des joueurs de tam-tam. Peu après, suivent les premiers groupes de masques féminins, accompagnés de deux masques masculins. Les entrées se font par le sud-est, avec une première présentation à l’entrée de la place, puis une seconde devant Ilé-égou, après que tous les danseurs ont achevé la première phase. Chaque groupe propose deux séries d’enchaînements, guidées par les chants rituels repris par les tam- tams. Une parfaite synchronisation entre chanteurs, tambours et danseurs est essentielle, et les performances les plus admirées sont celles intégrant des figures complexes exécutées avec maîtrise. Les guèlèdès mâles, quant à eux, se distinguent par une danse fondée sur la rotation rapide du corps, parfois si maîtrisée que les tambours doivent prolonger la musique. Le dernier groupe est suivi de Iya-Oro, « la mère des guèlèdès », qui exécuté l’enchaînement complet regroupant les styles masculins et féminins. Ces danses attirent une affluence considérable : habitants de Pobè, villages et hameaux voisins se rassemblent pour admirer la diversité des masques, aux couleurs éclatantes, aux coiffures variées et parfois coiffés de plateaux sculptés ou de cages ornées d’oiseaux.
Contrairement aux guèlèdès nocturnes réservés aux nagos natifs, les danses diurnes accueillent aussi des non-originaires, notamment des ressortissants fons de Covè comme Messieurs Hounkokoé et Cakpo. Les Fons de Covè, venus travailler dans les palmeraies de l’IRHO (actuel CRAPP), séduits par ces masques, en ont fait leur culture d’adoption. Pobè est le berceau essentiel de la danse guèlèdè d’Agonli-covè.
Continuité du patrimoine et renaissance culturelle
Que les rituels d’Ogbodo et d’Ègbin, que les danses nocturnes d’Oro-Ifè et les chorégraphies diurnes d’Oro-Osan, perpétués depuis des générations à Pobè, s’inscrivent désormais dans l’élan national de renaissance culturelle porté par le Gouvernement béninois. À travers la sauvegarde des traditions, la valorisation des arts sacrés et la mise en lumière des identités locales, l’État béninois prolonge le souffle des ancêtres et ouvre à ces patrimoines vivants un nouvel espace de reconnaissance, de transmission et de rayonnement. Ainsi, la majesté des Guèlèdè rejoint pleinement la dynamique nationale de célébration et de promotion des richesses culturelles du Bénin.
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