SOUTENANCE DE THÈSE À L’UADC : DESTIN MICKAËL KOKO ACCÈDE AU GRADE DE DOCTEUR
L’Université africaine de développement coopératif (UADC) a abrité le samedi 25 juillet 2026 la soutenance de thèse de M. Destin Mickaël OKOKO.
Devant un jury international présidé par le Prof. KOUNETSRON Yao Messah, venu du Togo, le candidat a soutenu avec brio ses travaux de recherche durant 2h30 minutes.
Intitulée « Analyse du système de protection sociale au Congo-Brazzaville », la thèse a été dirigée par le Prof. SANGUE FOTSO Robert, Professeur titulaire et Agrégé en sciences de gestion à l’Université Yaoundé 2.
Au terme de sa présentation, M. OKOKO a obtenu la mention Très Honorable avec Félicitations du Jury. Le jury a particulièrement salué la rigueur de l’approche méthodologique et la qualité de la revue de littérature, tout en formulant des recommandations pour l’amélioration du document.
Dans son entretien avec la presse, le nouveau Docteur a souligné les manquements du système de protection sociale congolais et l’urgence pour l’État de jouer son rôle de premier acteur afin d’améliorer les conditions de vie des populations.
« Vous savez que la protection sociale est un concept très développé en Europe. En Afrique, c’est un concept très peu connu. Après analyse, nous avons constaté quelques défaillances au niveau du système de protection sociale au Congo-Brazzaville. Cela nous a poussés à mener une réflexion sur les difficultés que présente ce système. Il fallait réfléchir pour apporter des solutions. Cette recherche nous a permis d’apporter une contribution à la protection sociale dans notre pays.
En termes de recherche, les difficultés sont énormes. Il y a notamment la difficulté d’accès aux données. Le Congo-Brazzaville dispose de caisses dédiées à la protection sociale. Pourquoi ce problème se pose-t-il ? Il fallait se rapprocher de ces caisses pour comprendre, avant de pouvoir mener l’analyse. Ça n’a pas été facile, mais il a fallu persévérer pendant plusieurs mois pour obtenir ces éléments. Dieu merci, nous avons pu les obtenir et le travail a été produit. L’État congolais peut compter sur cet apport que nous offrons pour améliorer le système de protection sociale.
L’amélioration des conditions de vie des Congolais passe par la protection sociale. Pour que les conditions de vie s’améliorent, il y a des acteurs. Et comme je l’ai dit tantôt, le premier acteur, c’est l’État. Dès que l’État s’implique en tant que premier acteur parmi les parties prenantes, d’autres personnes vont suivre afin que ce système s’améliore dans notre pays.
Ce que nous retenons, c’est que les difficultés au niveau des caisses sont bien réelles. Nos recherches ont apporté des éléments pour pouvoir les combler. Nous appelons l’État, en tant que premier acteur, à nous accompagner pour mettre en place ces mesures visant à améliorer le système de protection sociale dans notre pays. »