POUR RELIER ENTREPRISES ET CABINETS, Israël HAÏKOU apporte une réponse pratique

Le concepteur Israël HAÏKOU

Le secteur financier se dote de moyens efficaces pour répondre aux besoins de l’heure. C’est dans cette logique que la comptabilité assiste à une innovation vis-à-vis aux normes OHADA. C’est donc officiel, le génie créateur a encore fait parler de lui. Depuis le vendredi 23 Octobre dernier à SOFITEL de Cotonou, une solution pratique permettant de connecter les cabinets d’expertise comptable aux entreprises a vu le jour devant un parterre de personnalités. Financiers, experts comptables et Comptables agréés, ils ont répondu à l’invitation du concepteur Israël HAÏKOU. Dans language clair et simplifié, il a présenté les fruits de son projet  qu’il a dénommé « Azo », la comptabilité OHADA qui connecte cabinets et entreprises

Azo : un nouvel outil comptable conçu pour répondre aux réalités africaines

Fort d’une dizaine d’années d’expérience dans le domaine de l’expertise comptable, Israël Haïkou a connu plusieurs étapes dans sa carrière : salarié, collaborateur, expert-comptable, avant de devenir aujourd’hui dirigeant de ses propres cabinets, qui comptent une vingtaine de collaborateurs. Il vient de lancer Azo, un nouvel outil conçu pour répondre aux besoins des professionnels de la comptabilité et des entrepreneurs africains.

Azo, un outil pensé pour le continent africain

Pourquoi avoir choisi le nom Azo ? Pour son concepteur, ce nom, simple et accessible, traduit une conviction profonde : même sans talent particulier, le travail et la persévérance permettent de réussir.

L’idée de créer cet outil est née d’un constat. Les professionnels africains qui ont eu l’occasion de travailler en Occident ont pu découvrir et utiliser des solutions performantes, adaptées à leur environnement. Cependant, sur le continent africain, les outils disponibles sont souvent des adaptations de solutions occidentales, qui ne tiennent pas toujours compte des réalités économiques, fiscales et réglementaires locales.

Avec Azo, l’ambition est de proposer une solution conçue dès le départ pour le continent africain, en commençant par l’espace OHADA, qui regroupe 17 pays.

La gratuité de l’outil pour les experts-comptables constitue également un choix stratégique. Israël Haïkou reconnaît que, malgré l’expertise mobilisée lors de sa conception, l’outil n’est pas parfait et doit continuer à évoluer. L’objectif est donc de permettre aux professionnels de l’utiliser, de faire remonter leurs besoins et de contribuer à son amélioration progressive.

Ce qui va changer dans l’expertise comptable

Azo entend répondre aux besoins de plusieurs catégories d’acteurs, notamment les experts-comptables et les entrepreneurs. Pour les premiers, il s’agit de mettre à disposition un outil de production comptable. Pour les seconds, l’objectif est de faciliter la gestion de leur activité et de les familiariser davantage avec les obligations comptables et financières.

Dans plusieurs pays africains, la mise en place de la facturation normalisée par les administrations fiscales, notamment les directions générales des impôts (DGI), renforce la nécessité pour les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) de mieux structurer leur gestion.

L’enjeu est de leur permettre de produire des états financiers fiables, de mieux comprendre leur situation économique et de disposer d’éléments concrets pour développer leurs activités.

Faciliter l’accès au financement des entrepreneurs

Pour illustrer l’utilité d’Azo, Israël Haïkou prend l’exemple d’un menuisier installé dans un village, qui fabrique des chaises et des bancs. Pour financer son activité, cet artisan utilise ses fonds propres et peut compter sur l’aide financière de ses proches.

Mais lorsqu’il souhaite solliciter un crédit bancaire afin d’acquérir des équipements plus performants et d’accroître sa production, il se heurte à une difficulté majeure : l’absence d’états financiers permettant d’évaluer la rentabilité de son entreprise.

Comment une banque peut-elle accorder un financement si elle ne dispose pas d’informations fiables sur la santé financière de l’activité ?

C’est précisément l’un des obstacles auxquels sont confrontés de nombreux entrepreneurs, notamment ceux qui dirigent de petites structures dans les zones rurales. Faute de documents comptables permettant de démontrer la viabilité de leurs activités, ils peinent à convaincre les établissements bancaires de leur accorder des crédits.

En facilitant la production et le suivi des informations comptables et financières, Azo ambitionne ainsi de contribuer à une meilleure structuration des TPE et PME africaines et de favoriser, à terme, leur accès au financement.

Au-delà d’un simple outil de production comptable, Azo se positionne donc comme une solution qui entend rapprocher l’expertise comptable des réalités du terrain et accompagner le développement des entreprises dans l’espace OHADA.

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