IMMERSION AU CŒUR DE LA CULTURE BÉNINOISE: Dr Chèto Mathieu Lanokou nous emmène

HISTORIQUE DE LA DANSE DES GUELEDE DANS LE ROYAUME DE POBE

Les dynasties royales de Pobè

Pobè fut un royaume ayant une organisation politique sur un espace qui partit de Fouditi (limite en nago) au sud (avec le royaume de Sakété) jusqu’au royaume des Ije (Ohori- Ije) au nord; le royaume était limité à l’ouest par les villages de Toffo et d’Ilodo, et à l’est par ce qui devint le Nigeria. Le royaume a à sa tête un roi qui dirige avec un collège des ministres ayant chacun son rôle et sa mission. Ainsi, le dispositif politique mis en place par nos aïeux veut que quatre (4) dynasties se succèdent à tour de rôle au trône, au décès du roi.

Les différents clans de ces dynasties siègent parmi les dignitaires des principautés et chefferies traditionnelles qui gèrent la Cour royale. La belle preuve de l’enracinement géopolitique des dynasties des Rois de Pobè est donnée par leurs régences, qui suivent :

  • La dynastie d’Arifassa- Djou- Ôgou, à laquelle appartenait le roi Assingbo.
  • La dynastie d’Inan- Kankan à laquelle appartenait le roi Akangbé.
  • La dynasti d’Agounlè- Djoyé à laquelle appartenait le roi Otèni.
  • La dynastie d’Akounlala- Fou- Ditchan (Akoun- lala- Foïtchan) à laquelle appartenait le roi
    Itchola.

Les règnes fondateurs

Avant l’instauration de ces dynasties rotatives, le royaume fut fondé par la Reine ELE (1486‑ 1516). Trois autres Reines lui succédèrent:
Ignatchoukpa‑ Rogo (1516‑ 1551),

Ignakèlè‑ Fourogan (1551‑ 1583) et Oliyètou‑Agbo (1583‑ 1606).

Après elles, les Rois: Odjikpèlèro (1606‑ 1633) et Doudou‑ Ala (1633‑ 1658) ont poursuivi la consolidation du royaume.

Il faut souligner que Doudou‑Ala fut notamment celui qui implanta définitivement sa tribu sur le site
actuel de Pobè (Epo‑ Ibèni ou Pobè‑ Ossolo).

Réformes du Roi

Arifassa‑Djoogou (1658‑ 1688).

À la disparition de Doudou-Ala, Arifassa-Djoogou accéda au trône avec pour vision d’utiliser le IFA pour réorganiser le royaume. Réformateur, il a promulgué une loi qui rend caduc l’accès des femmes au trône. En compensation, il institua la société secrète de guèlèdè, placée sous l’égide de nos mamans (Iyawan) pour réjouir les femmes, les associer et les impliquer dans la gestion de la cité. Il a réhabilité et institué cette danse de ces ancêtres, et légiféré pour
l’organisation chaque année d’une fête de la production de l’igname, animée par la manifestation de danse de guèlèdè.

Soulignons qu’elle se danse la nuit comme de jour. Le guèlèdè de nuit est appelé Oro- Ifè (la voix de Ilé- Ifè,
c’est- à- dire le message qui nous vient de Ilé- Ifè). Les guèlèdè de jour sont appelé Oro- osan
(chroniqueur de jour).

Le Bénin s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique de promotion accrue du leadership féminin,
dans la continuité des réformes historiques portées par le Roi Arifassa-Djoogou, qui institua la
danse de Guèlèdè pour honorer les femmes, reconnaître leur pouvoir social et les associer à la
gestion harmonieuse de la cité. La réforme constitutionnelle de 2019 (loi N° 2019- 40) prolonge
cet héritage en réaffirmant l’égalité homme-femme et en autorisant des mesures de discrimination positive pour renforcer la représentation des femmes dans les instances
décisionnelles (Article 26 al. 2). Ainsi, l’État béninois modernise et réaffirme une tradition séculaire qui place les femmes au centre de l’équilibre social et du développement collectif.

Dr Chèto Mathieu Lanokou

IMMERSION DANS LA CULTURE BÉNINOISE: Dr Chèto Mathieu Lanokou nous en parle

HISTORIQUE DE LA DANSE DES GUELEDE DANS LE ROYAUME DE POBE

Les dynasties royales de Pobè

Pobè fut un royaume ayant une organisation politique sur un espace qui partit de Fouditi (limite en nago) au sud (avec le royaume de Sakété) jusqu’au royaume des Ije (Ohori- Ije) au
nord; le royaume était limité à l’ouest par les villages de Toffo et d’Ilodo, et à l’est par ce qui
devint le Nigeria. Le royaume a à sa tête un roi qui dirige avec un collège des ministres ayant
chacun son rôle et sa mission. Ainsi, le dispositif politique mis en place par nos aïeux veut que
quatre (4) dynasties se succèdent à tour de rôle au trône, au décès du roi.

Les différents clans de ces dynasties siègent parmi les dignitaires des principautés et chefferies
traditionnelles qui gèrent la Cour royale. La belle preuve de l’enracinement géopolitique des
dynasties des Rois de Pobè est donnée par leurs régences, qui suivent :

  • La dynastie d’Arifassa- Djou- Ôgou, à laquelle appartenait le roi Assingbo.
  • La dynastie d’Inan- Kankan à laquelle appartenait le roi Akangbé.
  • La dynasti d’Agounlè- Djoyé à laquelle appartenait le roi Otèni.
  • La dynastie d’Akounlala- Fou- Ditchan (Akoun- lala- Foïtchan) à laquelle appartenait le roi
    Itchola.

Les règnes fondateurs

Avant l’instauration de ces dynasties rotatives, le royaume fut fondé par la Reine ELE
(1486‑ 1516). Trois autres Reines lui succédèrent :
Ignatchoukpa‑ Rogo (1516‑ 1551),

Ignakèlè‑ Fourogan (1551‑ 1583) et

Oliyètou‑Agbo (1583‑ 1606).

Après elles, les Rois
Odjikpèlèro (1606‑ 1633) et Doudou‑ Ala (1633‑ 1658) ont poursuivi la consolidation du
royaume.

Il faut souligner que Doudou‑Ala fut notamment celui qui implanta définitivement sa tribu sur le site
actuel de Pobè (Epo‑ Ibèni ou Pobè‑ Ossolo).

Réformes du Roi

Arifassa‑Djoogou (1658‑ 1688).

À la disparition de Doudou-Ala, Arifassa-Djoogou accéda au trône avec pour vision d’utiliser le IFA pour réorganiser le royaume. Réformateur, il a promulgué une loi qui rend caduc l’accès des femmes au trône. En compensation, il institua la société secrète de guèlèdè, placée sous
l’égide de nos mamans (Iyawan) pour réjouir les femmes, les associer et les impliquer dans la gestion de la cité. Il a réhabilité et institué cette danse de ces ancêtres, et légiféré pour
l’organisation chaque année d’une fête de la production de l’igname, animée par la
manifestation de danse de guèlèdè.

Soulignons qu’elle se danse la nuit comme de jour. Le guèlèdè de nuit est appelé Oro- Ifè (la voix de Ilé- Ifè,
c’est- à- dire le message qui nous vient de Ilé- Ifè). Les guèlèdè de jour sont appelé Oro- osan
(chroniqueur de jour).

Le Bénin s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique de promotion accrue du leadership féminin,
dans la continuité des réformes historiques portées par le Roi Arifassa-Djoogou, qui institua la
danse de Guèlèdè pour honorer les femmes, reconnaître leur pouvoir social et les associer à la
gestion harmonieuse de la cité. La réforme constitutionnelle de 2019 (loi N° 2019- 40) prolonge
cet héritage en réaffirmant l’égalité homme-femme et en autorisant des mesures de
discrimination positive pour renforcer la représentation des femmes dans les instances
décisionnelles (Article 26 al. 2). Ainsi, l’État béninois modernise et réaffirme une tradition séculaire qui place les femmes au centre de l’équilibre social et du développement collectif.

IMMERSION DANS LA CULTURE BÉNINOISE: Dr Chèto Mathieu Lanokou nous en parle

HISTORIQUE DE LA DANSE DES GUELEDE DANS LE ROYAUME DE POBE

Les dynasties royales de Pobè

Pobè fut un royaume ayant une organisation politique sur un espace qui partit de Fouditi (limite en nago) au sud (avec le royaume de Sakété) jusqu’au royaume des Ije (Ohori- Ije) au
nord; le royaume était limité à l’ouest par les villages de Toffo et d’Ilodo, et à l’est par ce qui
devint le Nigeria. Le royaume a à sa tête un roi qui dirige avec un collège des ministres ayant
chacun son rôle et sa mission. Ainsi, le dispositif politique mis en place par nos aïeux veut que
quatre (4) dynasties se succèdent à tour de rôle au trône, au décès du roi.

Les différents clans de ces dynasties siègent parmi les dignitaires des principautés et chefferies
traditionnelles qui gèrent la Cour royale. La belle preuve de l’enracinement géopolitique des
dynasties des Rois de Pobè est donnée par leurs régences, qui suivent :

  • La dynastie d’Arifassa- Djou- Ôgou, à laquelle appartenait le roi Assingbo.
  • La dynastie d’Inan- Kankan à laquelle appartenait le roi Akangbé.
  • La dynasti d’Agounlè- Djoyé à laquelle appartenait le roi Otèni.
  • La dynastie d’Akounlala- Fou- Ditchan (Akoun- lala- Foïtchan) à laquelle appartenait le roi
    Itchola.

Les règnes fondateurs

Avant l’instauration de ces dynasties rotatives, le royaume fut fondé par la Reine ELE
(1486‑ 1516). Trois autres Reines lui succédèrent :
Ignatchoukpa‑ Rogo (1516‑ 1551),

Ignakèlè‑ Fourogan (1551‑ 1583) et

Oliyètou‑Agbo (1583‑ 1606).

Après elles, les Rois
Odjikpèlèro (1606‑ 1633) et Doudou‑ Ala (1633‑ 1658) ont poursuivi la consolidation du
royaume.

Il faut souligner que Doudou‑Ala fut notamment celui qui implanta définitivement sa tribu sur le site
actuel de Pobè (Epo‑ Ibèni ou Pobè‑ Ossolo).

Réformes du Roi

Arifassa‑Djoogou (1658‑ 1688).

À la disparition de Doudou-Ala, Arifassa-Djoogou accéda au trône avec pour vision d’utiliser le IFA pour réorganiser le royaume. Réformateur, il a promulgué une loi qui rend caduc l’accès des femmes au trône. En compensation, il institua la société secrète de guèlèdè, placée sous
l’égide de nos mamans (Iyawan) pour réjouir les femmes, les associer et les impliquer dans la gestion de la cité. Il a réhabilité et institué cette danse de ces ancêtres, et légiféré pour
l’organisation chaque année d’une fête de la production de l’igname, animée par la
manifestation de danse de guèlèdè.

Soulignons qu’elle se danse la nuit comme de jour. Le guèlèdè de nuit est appelé Oro- Ifè (la voix de Ilé- Ifè,
c’est- à- dire le message qui nous vient de Ilé- Ifè). Les guèlèdè de jour sont appelé Oro- osan
(chroniqueur de jour).

Le Bénin s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique de promotion accrue du leadership féminin,
dans la continuité des réformes historiques portées par le Roi Arifassa-Djoogou, qui institua la
danse de Guèlèdè pour honorer les femmes, reconnaître leur pouvoir social et les associer à la
gestion harmonieuse de la cité. La réforme constitutionnelle de 2019 (loi N° 2019- 40) prolonge
cet héritage en réaffirmant l’égalité homme-femme et en autorisant des mesures de
discrimination positive pour renforcer la représentation des femmes dans les instances
décisionnelles (Article 26 al. 2). Ainsi, l’État béninois modernise et réaffirme une tradition séculaire qui place les femmes au centre de l’équilibre social et du développement collectif.

Tron Kpeto Déka au Bénin: Célébration de fin du jeûne

Vues partielles de l’événement

« Célébration de la fin du jeûne de Tron Kpeto Déka : Hounnongan Hossou Tovilèdo Kintokonou finagnon Hinson Affissou Fondateur de Bissiquée lumière de Dieu et ses adeptes se réjouissent

Les adeptes de la divinité Tron Kpeto Déka se réjouissent de la fin de leur période de jeûne, qui a débuté le 6 octobre au soir. La cérémonie marquant la fin du jeûne qui s’inscrit dans l’ordre de dieu, est rendue possible grâce à la protection et à la bienveillance des divinités africaines.

Cela fait plus de 20 ans que les adeptes célèbrent de la division Tron Kpeto Déka observent cette pratique spirituelle. Elle contribue à la paix dans le monde entier, en particulier au Bénin croit Hounnongan Hossou Tovilèdo kintokonou finagnon Hinson Affissou Fondateur de Bissiquée lumière de Dieu dont le couvent est basé à Couvè dans la commune de Akpro-Missérété.

Cérémonie marquant la fin du jeûne, la célébration est l’occasion de prier pour le repos des âmes défuntes et de sacrifier des moutons en signe de gratitude aux dieux. Au coeur des cérémonies, la valorisation des traditions endogènes. << Nos pratiques culturelle et spirituelle sont désormais centrées sur nos racines africaines. Après avoir honoré des pratiques venues d’ailleurs, nous avons compris que nos divinités sont notre force et notre fierté>> a déclaré un adepte.

Convaincu que ses adeptes ont compris le sens de la célébration, Hounnongan Hossou Tovilèdo kintokonou finagnon Hinson Affissou invite tous les béninois, sans distinction, à s’intéresser à la chose en accordant une importance particulière aux religions endogènes. Il va ensuite remercier le gouvernement du Président Patrice Talon pour son soutien aux pratiques endogènes et formuler des vœux pour que les dieux l’aident à atteindre ses objectifs pour le développement du Bénin..

Première sortie officielle des 6 Députés LD démissionnaires: Ils sont royalement reçus par la mouvance présidentielle

Vues partielles de l’événement

Âpres avoir jeté l’éponge, quelques semaines plus tard, ils sont accueillis avec une très grande chaleur cet après-midi du dimanche 16 Novembre 2025. C’est sur le terrain de sport de Midombo bien plein à craquer de monde que les 6 Députés LD démissionnaires ont fait leur première sortie officielle. Il faut souligner que cette sortie était sous la supervision des leaders de la mouvance professionnelle des  15ème et 16ème Circonscriptions. Dans une ambiance très conviviale, ils ont manifesté leur engagement à voire continuer les grandes réformes engagées par le président Patrice Talon.

Nous y reviendrons pour plus de détails

Proposition de révision de la constitution du Bénin: Dr Lanokou Chèto Mathieu mène une analyse approfondie

Dr Lanokou Cheto Mathieu

Analyse de la proposition de révision constitutionnelle au Bénin : Une avancée vers un modèle politique enraciné dans nos réalités

Le Bénin est à un tournant historique de son évolution politique et institutionnelle. La récente initiative de proposition de loi portant modification de la Constitution du 11 décembre 1990, déposée par des députés de la mouvance présidentielle, mérite attention, soutien et approfondissement. L’architecture institutionnelle et le système partisan béninois appellent en effet depuis plusieurs années une adaptation plus étroite à notre contexte socio-économique, à nos réalités endogènes, et à nos capacités collectives à porter le développement de manière stable et inclusive.

Un objectif salutaire : adapter notre système politique à nos réalités nationales

L’article 5-1 de la proposition résume à lui seul la philosophie centrale de la réforme. Il consacre une période de trêve politique dans laquelle les partis sont appelés à suspendre les activités à finalité compétitive, afin de concentrer leurs efforts sur l’accompagnement de l’action gouvernementale. Il s’agit là d’une réponse audacieuse et novatrice aux défis de la gouvernance dans des contextes comme le nôtre, marqués par une instabilité politique chronique, une polarisation excessive, et un éloignement progressif entre les logiques électoralistes et les priorités du développement.

Cette trêve, encadrée par le Sénat nouvellement institué, vise non pas à museler l’opposition, mais à instaurer une respiration institutionnelle, un moment de convergence nationale pour recentrer les énergies sur la satisfaction des besoins des populations. Cette disposition ne doit donc pas être lue comme une entrave aux libertés, mais plutôt comme une innovation démocratique de type « coopératif », enracinée dans une logique d’efficacité collective.

Une inspiration puisée dans nos pratiques politiques endogènes

Cette innovation n’est pas étrangère à nos traditions politiques. Bien au contraire, elle s’en inspire avec lucidité. Dans les monarchies traditionnelles africaines, la conquête du pouvoir était marquée par une phase de rivalité intense entre prétendants. Cette phase, faite de stratégies, d’alliances et parfois de tensions, prenait fin dès qu’un roi était choisi selon les règles établies. À partir de ce moment, l’opposition cessait. Tous se ralliaient à l’action du nouveau souverain pour préserver l’unité, renforcer le royaume et faire face aux enjeux communs. Ceux qui s’y refusaient préféraient se retirer.

Des exemples historiques béninois en témoignent. Un prince yoruba, après avoir perdu la bataille pour la succession, s’était exilé avec sa troupe vers la région de Angaradebou (Commune de Kandi), fondant ainsi le groupe des Mokole (MOTI KOLE SIBI), dont l’appellation traduit une installation affirmée : « j’ai déjà construit ici » ou plus simplement « je suis bien installé ici ». De même, le prince Adja, à la suite d’un conflit de succession, s’était établi à Wèdèmin, où il rencontra le roi Agadja (en fuite aux représailles de Alaafin Ojigi de Oyo en 1698). Ce dernier le plaça à la tête d’une troupe qui permit aux Fon de s’implanter sur des terres naguères occupées par les Nago, et de créer Adja-Ouéré en 1720, qui devint un comptoir stratégique dans le commerce transatlantique. Le même prince, devenu roi sous le nom de Mayè, créa le royaume de Adja-Wédémé (ou Adja-Wèrè, aujourd’hui Adja-Ouéré).

Dans ces traditions, l’opposition n’était pas dirigée contre l’autorité légitime du roi, mais contre les menaces au royaume. L’accompagnement critique, les ajustements et les orientations du souverain étaient assurés par des conseils sages tels que les Oyo Messi à Oyo – un organe de sept dignitaires (Bashorun, Agbaakin, Samu, Alapini, Lagunna, Akinniku et Ashipa) – ou les Issolo-wan, présidés par le ARO, à Pobè.

La création du Sénat, dans la proposition de loi, s’inscrit dans cet héritage. Organe de régulation, de veille et de sauvegarde des intérêts supérieurs de la Nation, le Sénat devient ainsi un instrument de stabilité, de continuité républicaine et de gouvernance responsable.

Un modèle de démocratie contextualisée, à vocation inclusive et protectrice

Loin de s’opposer aux valeurs universelles de la démocratie, cette réforme propose un modèle ajusté, respectueux de notre identité et capable de renforcer les fondations de notre État. Il ne s’agit pas d’un recul démocratique, mais d’un ré-ancrage, d’une tentative de réconcilier notre vivre-ensemble politique avec les exigences de gouvernance durable.

En mettant en place un Sénat constitué de sages, d’anciens chefs d’institutions, de personnalités d’expérience, mais aussi de représentants désignés par les plus hautes autorités, cette proposition renforce l’encadrement stratégique de l’action publique. Il s’agit d’un bouclier institutionnel contre les dérives, les surenchères politiciennes, et les ruptures brutales du consensus national.

Conclusion : Saluer une initiative béninoise de génie politique

En définitive, cette proposition de réforme constitutionnelle constitue un acte de génie béninois, en ce sens qu’elle articule harmonieusement modernité juridique et héritage culturel. Elle n’étouffe pas la démocratie, mais la contextualise dans un cadre où la solidarité autour de l’action publique prime temporairement sur la compétition politique.

Une fois encore, le Bénin prouve qu’il est capable d’innover tout en puisant dans la richesse de son passé. Une telle réforme, si elle est bien expliquée et comprise, pourrait bien inspirer d’autres nations africaines confrontées aux mêmes défis de cohésion politique et de développement durable.

LANOKOU Chèto M.

Jean-Paul ADEBOLOU:  Retour le parcours exemplaire de l’homme

Monsieur Jean-Paul ADEBOLOU/DAC /MDGL

Portrait de Adéotan Jean-Paul ADEBOLOU : la persévérance au service de l’excellence

Né de parents qui n’ont jamais eu la chance d’aller à l’école, Adéotan Jean-Paul ADEBOLOU incarne la force de la détermination, du travail et de la foi en soi. Très tôt, il comprend que seule l’éducation pouvait lui ouvrir les portes d’un avenir meilleur.

De 1999 à 2002, il suit avec succès sa formation à l’École Normale Intégrée de Natitingou, au terme de laquelle il devient titulaire du CEAP-EP. Passionné par l’enseignement, il poursuit son perfectionnement et obtient en 2005 le CAP-EP, consolidant ainsi sa carrière d’enseignant du primaire.

Pendant treize années, il servira avec engagement et exemplarité dans l’enseignement primaire avant d’être redéployé au secondaire, fort de sa maîtrise en anglais. Son excellence académique et sa passion pour la langue de Shakespeare le conduisent à décrocher avec mention très bien le CAPES d’anglais, devenant ainsi professeur certifié d’anglais.

Aujourd’hui, il occupe les fonctions de Directeur Adjoint de Cabinet du Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale, une position qu’il assume avec humilité et sens du devoir. Parallèlement, il est fondateur et directeur exécutif de l’ONG FILLES+, une organisation engagée dans l’éducation, la santé, et l’autonomisation des jeunes filles au Bénin.

Toujours positif et inspiré par la célèbre citation d’Ousmane Sembène — “On cherche avec espoir de trouver” — Jean-Paul ADEBOLOU incarne la patience, la résilience et la persévérance.
Il a appris à attendre son tour, sans jamais envier ceux qui avancent plus vite, convaincu que chaque réussite s’obtient au moment juste, par le travail et la foi.

Un parcours exemplaire, bâti sur le mérite, la constance et la confiance en l’avenir.

FÊTE DE TOUSSAINT 2025 À COTONOU: le CA Saliou ADEDJOUMA et le CQ Razack Dandjinou ont assuré à Akpaka

Quelques images de l’événement

Commémoration de la fête de Toussaint 2025 à Cotonou

Les autorités politico-administratives se sont sacrifiées à la tradition à Akpaka

Fête catholique célébrée le 1er novembre de chaque année, la Toussaint honore tous les saints et les martyrs chrétiens, connus ou inconnus. Elle est une journée pour rendre hommage aux proches décédés et pour réfléchir à la vie après la mort.

C’est fort de cela Monsieur Saliou ADEDJOUMA, chef du quatrième arrondissement de la ville de Cotonou, représentant le Maire et le Préfet du Département du Littoral a procédé 1u dépôt de gerbe au cimetière de l’ancien pont de Cotonou puis s’est prêté au question des journalistes.

En somme trois étapes ont marqué cette célébration de la Toussaint au cimetière de Akpaka.

En un premier temps  c’est le dépôt de gerbe par l’adjoint au Maire le CA4 Monsieur Saliou ADEDJOUMA en la mémoire de tous corps rapatriés des autres anciens cimetières inhumés à Akpaka.

En suite ce fut le recueillement sur le Tombeau de l’ancien président de la république du Bénin, son Excellence Monsieur Émile Derlin Zinsou

Et en fin le recueillement sur  le tombeau de l’ancien Chef du Troisième Arrondissement inhumé en ces lieux. C’est dans une ambiance très solennelle que ce sont passés ces moments

MDGL au Bénin: Jean-Paul ADEBOLOU nommé DAC

Nouveau DAC/MDGL au Bénin

En conseil des ministres de ce Mercredi 29 Octobre 2025, au titre des nominations, un descendants de ODOUDOUA, ressortissant du département du Plateau et digne fils de la commune de Pobè, ce fils de la cité Oromiyan, grand défenseur des valeurs culturelles et sportives, Jean-Paul ADEBOLOU puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été nommé Directeur Adjoint du Cabinet du Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale du Bénin. Cette onction du président Patrice Talon, vient de prouver à suffisance combien les compétences de l’homme doivent faire école. Une fierté pour la jeunesse de Pobè, un symbole d’engagement et de détermination, le tout nouveau DAC l’incarne. Très rompu à la tâche Jean-Paul ADEBOLOU est appelé à servir sa nation à un niveau supérieur. Très satisfait de cette nomination, la jeunesse de la commune de Pobè témoingne toute sa reconnaissance au président de la république du Bénin à travers cette ascension. Cette jeunesse souhaite encore d’autres nominations car elle regorge assez de compétences pouvant servir le Bénin.

Pour un climat de Paix avant pendant et après les élections Patrice Talon et Boni YAYI se sont rencontrés

Patrice Talon et Boni YAYI

Pour un climat de Paix avant pendant et après les élections:

Patrice Talon et Boni Yayi se sont rencontrés

Dans un climat politique tendu, l’ancien président béninois Thomas Boni Yayi a rencontré son successeur Patrice Talon ce vendredi au palais de la Marina. Les deux hommes, rivaux politiques, ont tenu un tête-à-tête discret de plusieurs minutes, sans aucune déclaration publique à l’issue de la discussion.

Cette entrevue, la première du genre depuis longtemps, suscite de vives spéculations sur fond de tensions préélectorales. Le principal sujet a probablement porté sur les échéances présidentielles d’avril 2026 et les élections générales à venir.

Le Bénin traverse une période de tensions marquée par la crise au sein du principal parti d’opposition Les Démocrates, qui a été écarté de la course à la Marina raison d’un « dossier incomplet », d’après la liste provisoire publiée par la Commission électorale nationale autonome (Cena).

Cette décision, dénoncée comme un « coup d’État électoral » par les militants, exacerbe les tensions et ravive les souvenirs des manifestations violentes de 2019 et 2021.

Boni Yayi, figure emblématique de l’opposition et mentor implicite des Démocrates, pourrait avoir plaidé pour un apaisement. Talon, au pouvoir depuis 2016, cherche quant à lui à consolider son bilan économique tout en évitant une explosion sociale.

Si cette rencontre marque un pas vers la réconciliation ou du moins, une paix apparente, elle intervient dans un contexte où l’opposition accuse systématiquement, à tort ou à raison, le pouvoir d’être derrière chacun de sespropres échecs.

Les observateurs et le peuple béninois attendent désormais des actes concrets pour désamorcer la crise.