
La conférence nationale de 1990 a changé l’histoire du Bénin.
Avant cette conférence, le Bénin était dirigé par un seul parti et les citoyens n’avaient pas leur mot à dire. Les décisions se prenaient sans consulter le peuple et ceux qui osaient étaient souvent punis. Mais en 1990, toutes les forces vives du pays politique, religieux, syndicats, jeunes, femmes, se sont réunis pour discuter de l’avenir du Bénin. Cette conférence a permis d’instaurer la démocratie où chacun peut donner son avis et participer à la gestion du pays. C’est un modèle de dialogue qui montre qu’un pays avance mieux quand tout le monde est écouté.
Les Avancées de la conférence des forces vives de la nation selon Madame Chantal VINADOU
Oui il y a des progrès, on voit plus de femmes députées, ministres et responsables qu’avant. Mais si on regarde bien, la plupart viennent souvent des mêmes milieux. Les femmes des quartiers populaires, des zones rurales ou celles qui n’ont pas fait des grandes études restent encore trop éloignées des décisions du pays. Si nous voulons une vraie inclusion nous devons faire ceci : donner aux filles les moyens d’étudier peu importe leur origine sociale, aider les femmes à accéder aux postes de responsabilité même celles qui n’ont pas les bons contacts, écouter toutes les femmes pas seulement celles qui sont déjà en politique ou dans l’administration. Un pays avance quand toutes ses forces sont prises en compte. Si on laisse une partie de la population de côté, on se prive de talent et d’idée précieux. Moi Chantal VINADOU, je veux un Bénin ou chaque citoyen riche ou modeste, homme ou femme puisse donner son avis et être écouté. Un Bénin où personne n’est laissé de côté, où les décisions sont prises en pensant à tous pas seulement à une élite.