Divorce politique :A quel jeu joue l’UDBN depuis sa création ?

L’infidélité congénitale de l’UDBN dénoncée

La nouvelle fait grand bruit depuis la mi-journée de ce mercredi. L’UDBN, par voix d’huissier a transmis une correspondance aux responsables du Bloc Républicain pour notifier sa démission au sein de ce parti. Les commentaires fusent déjà de partout, dénonçant surtout une certaine infidélité de Claudine Prudencio et les siens à respecter des engagements qu’ils se sont eux même pris.
Pour plusieurs observateurs, il faut surtout remonter dans le passé de ce parti pour se rendre compte de certains faits. Ils rappellent surtout le contexte de la naissance de l’UDBN au moment où l’entreprise « Pétrolin » de DOSSOU Aworet, dont Claudine PRUDENCIO est la compagne, cherchait à gagner le gros marché de la réhabilitation des rails et des transports ferroviaires sous le régime de YAYI Boni. L’UDBN est apparue sur la scène politique comme la branche politique de Pétrolin dont la mission était le soutien au régime de YAYI. On se souvient qu’à l’époque, Claudine PRUDENCIO avait confié la direction du parti au Premier ministre d’alors sous YAYI, Pascal Irénée KOUPAKI. Il n’est pas à occulter même qu’une certaine Véronique BRUN HACHEME, à l’époque Directrice de Cabinet du Président Boni YAYI faisait aussi partie du bureau politique de l’UDBN. La suite, tout le monde la connaît. Tous ces responsables très proches du Président YAYI étaient cooptés dans le parti avec où sans leur consentement pour servir de faire valoir, se souviennent encore d’autres observateurs.. Dès que les intéressés se seraient aperçus de la manœuvre, ils ont disparu de ce circuit sans crier gare! L’affaire a duré au plus trois mois. Ainsi PIK, censé être le premier président de l’UDBN n’a même pas daigné prendre service.
Depuis lors, l’UDBN n’a connu aucune ascension politique sur le plan national. – En 2015, le parti s’est allié à l’Union fait la Nation pour aller aux élections communales. Grâce à cette alliance deux de ses militants ont été élus.
Il reste qu’avec la réforme du système partisan, mise en chantier des l’avènement du régime TALON, les intéressés sont aujourd’hui membres de l’UP sans demander leurs restes à l’UDBN. Aux communales et municipales de 2020, l’UDBN a aussi connu de nouveaux déboires malgré les opérations d’éclats pendant la campagne électorale organisée. Un taux de de suffrages d’à peine 2%, loin très loin des 10% requis pour obtenir de siège au plan national. Il y a eu aussi cette affaire de dame de Chacun promue présidente de l’UDBN, mais dégagée au bout de trois semaines, dans une confusion générale. L’ex présidente Claudine PRUDENCIO, à grand renfort médiatique avait pourtant proclamé urbi orbi avoir laissé la tête de l’UDBN à cette dame. A l’occasion Claudine PRUDENCIO s’est fait désigner Présidente du Haut Conseil National du Parti. L’affaire a tourné court. Elle n’a duré en tout et pour tout que trois semaines. La pauvre dame de CHACUS a été tout simplement déposée. Elle est partie comme elle est venue au bout de trois semaines. En décidant de fusionner avec le BR, l’UDBN semble avoir retrouvé le bon chemin finalement, avaient cru beaucoup de Béninois. A l’occasion, le BR était le parti absorbant et l’UDBN le parti absorbé. « Mais, chassez le naturel, il revient au galop » constate-t-on aujourd’hui. Alors que les membres de l’ex-UDBN intègrent partout les structures décentralisées du BR, voici que surgissent les vieux démons. L’UDBN décide de se retirer du BR comme si UDBN existe encore après la fusion-absorption dans le BR. Pire, le fait de préciser que ceux qui veulent rester au BR sont libres de leur option est suffisamment illustratif de l’ambiance délétère au sein de la formation de Claudine PRUDENCIO. La décision du retrait du BR n’est pas du goût de tout le monde. C’est le moins qu’on puisse dire. A Abdoulaye BIO TCHANE, qui a cru à un moment donné à la fidélité politique de l’UDBN et de sa Présidente, des voix internes à la famille républicaine, lui crient depuis hier « Yako ».

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