
Apport de la tradition dans le processus de développement : Il faut un cadre juridique pour situer les responsabilités et faire profiter L’Afrique. Le poids de la tradition dans les questions de développement et de la paix dans les pays africains n’est plus à démontrer. Malgré l’évasion religieuse dont est victime le continent ces dernières décennies, les panafricanistes africains lèvent de plus en plus la voix quant à la restauration des valeurs ancestrales du continent, berceaux de l’humanité. « Un arbre sans racine ne peut que voir son feuillage tombé », a averti le roi Agbadéwolou I d’Ologo qui invite les dirigeants africains à créer un cadre juridique adéquat pour les valeurs ancestrales du continent. « L’Afrique souffre du mépris de ses valeurs traditionnelles par ses propres fils. Nous africains, vénérons la culture des autres abandonnant la notre. Nous devrons revenir à nous-mêmes et faire bénéficier à nos pays les valeurs que renferme notre tradition », a insisté Oba Agbadéwolou I, Daniel Odjè Élégbédé à l’état civil, premier roi d’Ologo dans le département du Plateau. Le responsable de la chefferie traditionnelle s’est cependant, réjoui de ce que, la tradition africaine, en dépit de l’évasion occidentale avec son poids de religions sur les pays africains, tient toujours son caractère d’invincibilité. Le développement de l’Afrique reste tributaire de l’attachement de ses filles et fils à ses potentialités traditionnelles a t – il ajouté « Aujourd’hui il y a une multitude de religions. Cependant, la tradition qui est la base continue de maintenir son flambeau toujours allumé. J’en suis très fier et fier d’être africain. Nous dignitaires notre bataille c’est de restaurer les valeurs de notre tradition et faire en sorte que notre pays le Bénin, reconnu berceau de vodoun, garde toujours cette marque de reconnaissance. Nos divinités continuent de répondre et nous n’avons rien à perdre en faisant un retour vers notre culture et prendre en considération les valeurs ancestrales de notre pays et de notre continent ». Daniel Odjè Élégbédé, oba Agbadéwolou I d’Ologo s’offusque par ailleurs du manque d’un cadre juridique subséquent conférant à l’autorité traditionnelle, le pouvoir d’agir en toute l’égalité. De telles dispositions légales va également contribuer au renforcement de la reconnaissance de la chefferie traditionnelle contenue dans la constitution béninoise, rappelle le haut dignitaire qui invite de ce fait, les dirigeants africains à faire de la tradition, le socle de l’émergence du continent « Il faut qu’il y ait un texte de loi pour recadrer la tradition dans notre pays. Aujourd’hui, tout le monde veut devenir roi et on veut avoir de roi partout dans le pays. Mais non ! On ne s’auto proclame pas roi et il faut des critères d’octroi de la royauté. C’est l’oracle, le « fa » qui désigne celui qui doit être roi. J’invite le gouvernement beninois et tous les dirigeants africains à aller encore plus loin en nous aidant à avoir des lois qui règlement le pouvoir et l’exercice du pouvoir traditionnel. Ainsi, nous pouvons légalement agir et contribuer au développement de nos pays. Que la royauté soit respectée et considérée dans nos pays. En cela il faut des textes de lois. Aucune Nation, que plus est le Bénin ne peut pas se développer dans sa tradition. Un arbre sans racine voit ses feuilles tombées. Que tout africain se rappelle de sa source et de son identité. La religion dépend de la tradition qui est le socle de toute croyance. Revenons à la source et nous verrons que nos pays africains vont retrouver leur aisance. Mais en toute circonstance, il nous faut des lois et seuls les gouvernants peuvent nous aider dans le sens », a conclu Oba Agbadéwolou I d’Ologo très préoccupé de l’avenir d’une Afrique de plus en plus extravertie.
Écrit par Gérôme Tagnon et Relayé par Détermination Infos